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Luxembourg 1944
Cross roads chow line. [Junglinster]
© Lee Miller Archives, England 2010. All rights reserved.

Lee Miller »

Luxembourg 1944

Exhibition: – 2 Oct 2011

CNA Centre National de l'Audiovisuel

1b, rue du Centenaire
3475 Dudelange

CNA Centre national de l'audiovisuel

1b, rue du Centenaire
3475 Dudelange

+352-522424-1


www.cna.lu

Wed-Sun 12-18

Lee Miller
Correspondence from a No Man’s Land. Luxembourg, Étape 1944.
Correspondances d’un No Man’s Land. Luxembourg, Étape 1944.


Exhibition from 6 March – 2 October 2011
Exposition du 6 mars – 2 octobre 2011

Opening : Saturday, 5 March 2011 at 11am
Vernissage : Samedi, 5 mars 2011à 11h

An Exhibition produced by: CNA – Centre National de l’Audiovisuel, Department of Photography
Une exposition produite par: CNA - Centre National de l’Audiovisuel, Département Photographie
Curators of the exhibition: Marguy Conzémius and Michèle Walerich
Commissaires de l’exposition: Marguy Conzémius et Michèle Walerich


Model, muse, artist inspired by the surrealist movement, fashion photographer and, lastly, war correspondent… Lee Miller assumed numerous guises.
In 1942, Miller no longer wanted to be a passive witness to the historic events that were unfolding during the war and decided to start work as an American war correspondent for the British and American editions of Vogue, without however losing her personal style developed through her contact with the surrealist environment. Vogue never published this kind of pictures because the fashion magazine had become an instrument of propaganda itself and its editors, as well as Lee Miller, had to yield to what was expected of them: publishing convincing images in favour of the war effort and convince British and American women to accept the efforts of the soldiers fighting on the continent.

Miller’s style of photography however remained very personal, less harsher than the one published by other magazines like Life, often with a certain distance from the people she photographed, rarely showing bodies or scenes of war atrocity but images of children and religious undertones. As for her literary style, even after years of experience, writing still did not come to her easily as one notice in her arbitrary punctuation and unconventional spelling.
Such a photographic work of heritage obviously merits special attention in Luxembourg. Because of this, in 2010 the CNA acquired one hundred and one images of the approximately 350 shots taken by Lee Miller in Luxembourg between September and December 1944. Unveiling a dedicated female photographer’s vision of a country “where civilians and soldiers meet in a sort of no man’s land“, sheds light on a particularly interesting phase of this conflict, which bears witness to a time of transition, a phase referred to - even during the First World War - as the”Étape”, a period that has not been the subject of much research in Luxembourg’s historiography.



Lee Miller
Correspondances d'un No Man's Land. Luxembourg, Etape 1944.

Mannequin, muse, artiste influencée par le mouvement surréaliste, photographe de mode et finalement correspondante de guerre … les facettes de Lee Miller sont nombreuses.
En 1942, Miller ne supporte plus de vivre passivement les événements historiques de la guerre et décide de commencer son travail comme correspondante de guerre américaine pour Vogue sans pourtant se défaire entièrement de son style personnel, développé lors de sa proximité avec le milieu des surréalistes. Vogue n’a jamais publié de telles images, parce que ce magazine de mode est devenu lui aussi un instrument de propagande et les éditeurs, ainsi que Lee Miller, devaient se plier à ce qu’on attendait d’eux : diffuser des images persuasives en faveur de la guerre et convaincre les femmes britanniques et américaines d’accepter les efforts des soldats combattant sur le continent.
Le style photographique de Miller reste toujours très personnel,  moins cru que celui diffusé par les magazines comme Life, souvent avec une certaine distance par rapport aux personnes qu’elle photographie, montrant rarement des cadavres ou des scènes sur les atrocités des combats mais souvent des images d’enfants et des liens à la religion. En ce qui concerne son style littéraire, même après des années d’expériences, écrire lui pesait toujours comme en témoigne sa ponctuation arbitraire et son orthographe extravagante.
De toute évidence, un tel patrimoine photographique méritait une attention particulière au Luxembourg. De ce fait, le CNA a acquis en 2010, cent et un clichés sur les environ 350 prises de vue réalisées par Lee Miller au Luxembourg entre septembre et décembre 1944. Rendre public le regard d’une femme photographe, engagée sur un pays « où civils et soldats se rencontrent dans une sorte de no man’s land», permet d’éclairer une phase de ce conflit, qui est particulièrement intéressante et qui témoigne d’un moment intermédiaire, qu’on appela déjà pendant la Première Guerre mondiale l’« Étape », période encore peu approfondie dans l’historiographie du Luxembourg.