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Nymphalis antiopa
© Ursula Kraft, Nimphalis antiopa I, 2007/2008

Ursula Kraft »

Nymphalis antiopa

Exhibition: – 16 Oct 2010

Galerie Esther Woerdehoff

36 rue Falguière
75015 Paris

+33(0)9-51 51 24 50


www.ewgalerie.com

Wed-Sat 12-19

Nymphalis antiopa
© Ursula Kraft, Nimphalis antiopa II, 2007/2008

Gallery Esther Woerdehoff is pleased to invite you to the opening of the exhibition : Nymphalis antiopa / Traum-a, photographs by Ursula Kraft. Nymphalia Antiopia (2007/2008) A young girl’s body is lying, naked, still and frozen. Absorbed in the process of mutation, of metamorphosis, caught between childhood and womanhood, between the little girl and the little boy ; a figure of the indeterminacy that preceeds the becoming and the destiny of a human being. Abandoned, left alone, stretched out, appeased, perhaps she is forever asleep. She is “inbetween”, on the cusp of consciousness and unconsciousness, of lucidity and dream, turned in on herself. Traum - a (2004-2007) To dream the better to remember. Dreams of loved ones, of ghosts gone forever, of places juxtaposed, mixed up, confused. Dreams are our legends and intimate myths. But what of forgetfulness, when blackness sets in and invades everything? Who hasn’t awoken from that sensation, at once painful and compelling, of having plunged into the depths of a forgotten memory? This desire to rediscover the strange taste of reminiscence is bittersweet, sweetly exhilarating. The “traum-a” photographs emphasise the idea of trace and of “inscription”. This set of photographs express a desire to remain eternally present, to capture a moment of emotion, to contain a situation. Ursula Kraft sets up these diptychs, triptychs and polyptychs to produce a tension between their attitudes and postures. We can here refer to the chiaroscuro in Caravaggio’s paintings, where this urge to expose both the effects of time and the human reaction to it’s dire challenges is manifest. (texts by Estelle Pagès) Ursula Kraft Nymphalis antiopa / Traum-a La galerie Esther Woerdehof est heureuse d’ouvrir la saison avec les travaux de Ursula Kraft : Nymphalis antiopa (2007/2008) et Traum-a (2004/2007). Les deux séries sont marquées par une ambiance mystérieuse, entre le rêve et l’hypnose, entre le beau et l’effrayant. Dans Nymphalis antiopa, une figure enfantine à la peu diaphane est recouverte par des papillons pendant que l’enfant semble endormi. Tout ici est symbolique : le corps androgyne représente le passage entre les différentes phases de la vie et le papillon, comme il a été depuis l’Antiquité, symbolise l’âme. « En pleine mutation – écrit Estelle Pagès – en pleine métamorphose, entre l’enfance et la femme, entre la petite fille et le jeune garçon, le corps fait figure d’indétermination qui préside au devenir et à la destinée de l’être. Abandonnée, laissée, étendue, apaisée, elle est peut-être à tout jamais endormie. Elle est “ entre ”, à la lisière d’un état de conscience et d’inconscience, de lucidité et de rêverie, tournée vers l’intérieur. Figés dans leur mouvement, les papillons sont plus que jamais des créatures dont on peut observer les moindres détails de leur robe, de leur attitude et de leur position si incongrue sur le visage : la peau est diaphane et son teint cristallin ravive d’autant plus les couleurs subtiles, délicates et quasi factices des papillons. Ces images ne sont pas uniquement la trace inscrite d’un moment, d’une suspension, elles affirment une présence et une beauté iconique, comme s’il s’était produit quelque chose de supra naturel ; la rencontre de la fragilité, l’union des souffles... » L’introspection et la coexistence de présence physique et d’absence mentale se reproduisent dans la série Traum-a. Angelika Beckmann décrit le titre de l’œuvre, qui « joue sur les notions de rêve (Traum), d’espace (Raum) et de traumatisme (Trauma). Chaque dérivation du mot implique la proximité de l’expérience onirique individuelle et psychique, la présence spatiale de l’homme et ses situations traumatiques pesantes : il y a là une interrelation entre la vie intérieure et extérieure. L’être humain se meut selon un axe espace-temps ; il perçoit l’extérieur et réagit par des images intérieures. C’est ici qu’intervient l’ère médiatique. Les expériences personnelles se vivent sur fond de mythes collectifs et aussi de traumatismes. » L’exposition sera complétée par une édition de la série Emerentia (2008), qui questionne encore la dimension du rêve, de la métamorphose, du mythe et du passage de l’enfance à l’age adulte. L’artiste se sert des paysages et de la symbolique des contes de fées pour représenter un paysage intérieur. En accord avec l’interprétation de C. G. Jung, qui voit dans le conte de fées l’expression d’un procès psychologique d’un inconscient collectif, Ursula Kraft cherche à représenter en images une dimension introspective, un reflet de l’âme. Usula Kraft est née en 1960 à Stuttgart et vit depuis 1988 à Paris. Elle s’est formée à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Stuttgart et à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Depuis 1983, l’artiste a reçu plusieurs prix, résidences et bourses. Elle a également exposé ses oeuvres dans différentes galeries, musées et institutions, surtout en Allemagne et en France. En 2008/2009, à la suite d’une collaboration franco/allemande, la Galerie de la ville de Stuttgart Sindelfingen et la Maison des Arts à Malakoff ont accueilli l’exposition monographique « travaux 1998 – 2008 », avec parution d’un catalogue trilingue. Ses oeuvres sont, entre autres, dans les collections du Fonds National d’Art Contemporain, de la Maison Européenne de la Photographie, de la Galerie de la Ville de Stuttgart et le musée Staatsgalerie Stuttgart

Nymphalis antiopa
© Ursula Kraft, Traum-a 8.1/8.2, 2007